Il fallait être vraiment patient. Ce qui est bizarre, c'est que tout dans ce film était lié au temps.
Cédric Klapisch

"Un peu de patience !"

Où l’on découvre les points communs entre faire un film et faire du vin.

Capture d'écran du film Ce qui nous lie (2017), réalisé par Cédric Klapisch, produit par Bruno Levy

2011, sur une route de Côte d’Or. Le réalisateur Cédric Klapisch arrête sa voiture au milieu des vignobles. Il observe attentivement le paysage pendant quelques minutes, la mine songeuse. Que cherche-t-il ?

Le réalisateur est en quête… d’un arbre. Pour son prochain film, il souhaite raconter l’histoire d’une famille de vignerons bourguignons. Le récit se déroulerait sur une année, entrecroisant les péripéties familiales et la culture du raisin. Mais comment rendre à l’image ce passage du temps et des saisons, si nécessaires au scénario ?

Pour Klapisch, rien de mieux qu’un arbre pour exprimer tout cela. Il part donc en chasse de l’arbre parfait. La quête dure six mois ! Aidé d’un photographe familier du vignoble bourguignon, Michel Baudoin, le réalisateur finit par trouver deux cerisiers, à Meursault et à Pommard. Il confie ensuite à Michel Baudoin la mission de les photographier et de les filmer pendant une minute, toujours du même point de vue, chaque semaine durant un an.

Pris par d’autres projets, Klapisch doit encore patienter quelques années avant de concrétiser ce film, Ce qui nous lie, qui sort en 2017. Une histoire de patience, comme le vin !

Cédric Klapisch / Photo : Georges Biard  CC BY-SA 3.0