Ne faites pas cette tête-là, en ce moment, il vaut mieux être malade ici, que bien portant, ailleurs !
La Grande Vadrouille

"Feurti-fruit"

Où l’on découvre le secret le mieux gardé des hospices de Beaune.

Extrait du film La Grande Vadrouille (1966), réalisé par Gérard Oury, produit par Les Films Corona

Pendant la Seconde Guerre mondiale, aux hospices de Beaune (Côte d’Or). Dans cet hôpital religieux, deux soldats anglais sont recueillis. Voici une scène fameuse du film La Grande Vadrouille de Gérard Oury. S’en suit une rapide auscultation, où l’infirmière cogne vigoureusement le foie du malade, en lui demandant s’il a mal. Bien obligé de parler, le soldat anglais trahit sa nationalité… Les sœurs vont-elles le dénoncer à l’occupant allemand ?

Que nenni ! Elles vont plutôt aider ce soldat et son compagnon. Cet événement a bien sûr été inventé pour le film, mais il s’inspire de faits réels. Les sœurs des hospices de Beaune ont effectivement participé à la Résistance. Prenant de gros risques, elles ont caché des prisonniers et aidé des résistants.

L’un d’eux, Maurice Drouhin, était par exemple menacé par la police allemande. Grâce à un réseau de souterrains datant du XIIIe siècle, il a trouvé refuge aux hospices.

Les sœurs ont accepté de le cacher pendant quatre mois. L’une d’elles est même parvenue à transmettre des messages de Drouhin à son épouse. Pour que le rendez-vous soit au-dessus de tous soupçons, les deux femmes se rencontraient… à l’église. Quand la réalité dépasse la fiction !

Rangée de lits dans la grande salle des Pôvres de l'Hôtel-Dieu de Beaune